Salon de l’orientation et des formations à Mulhouse – ZOOM sur le Deust Technicien Préparateur en Pharmacie

Salon de l’orientation : dénicher les formules méconnues parmi les études courtes et insérantes

Le Salon de l’orientation, de l’évolution professionnelle et de l’emploi (Sorepe) s’est tenu ce samedi 24 janvier au Parc Expo de Mulhouse. Focus des conseillers sur les études en deux ou trois ans, professionnalisantes et insérantes, que les entreprises redemandent.

Le temps du Salon de l’orientation, de l’évolution professionnelle et de l’emploi ce samedi, le Parc Expo de Mulhouse a repris ses allures de grand hall d’aéroport avec bouchons à l’arrivée, parking bondé, billet à scanner, moquettes de couleur et annonces au micro. Mais plutôt que de tirer des valises à roulettes, les jeunes visiteurs tenaient en main le plan qui leur permettra peut-être de s’orienter vers un métier, jonglant sur place entre 300 professionnels, 200 écoles et 60 entreprises du territoire.

Parmi les filières peu connues mises en avant cette année : les Deust (diplômes d’études universitaires scientifiques et techniques), formations en deux ans. « Elles se mettent en place pour répondre à des besoins économiques locaux », précise Catherine Muller, responsable du CIO (Centre d’information et d’orientation) de Mulhouse. Elle a tenu une conférence sur « les études courtes, post-bac et insérantes, qui intéressent les entreprises », constatant « un petit tassement de l’insertion des bac + 5 depuis 2024, mais sans inquiétude ».

Deust : « Aucune difficulté à trouver un emploi »

Parmi les cinq spécialités de Deust en Alsace, on compte le récent diplôme Préparateur/technicien en pharmacie. « C’est un vrai bac + 2 », souligne Émilie Sick, vice-doyenne de la Faculté de pharmacie de Strasbourg et responsable de la formation. Quarante des places sont réservées aux candidats mulhousiens qui sont basés à l’UFA (Unité de formation d’apprentis) Roosevelt. « Les étudiants sont en apprentissage : ils sont deux jours en cours et le reste du temps en officine. Ils apprennent le métier sur le terrain. Ils n’ont aucune difficulté à trouver un emploi. »

Les études courtes combinent « enseignement général et professionnel et beaucoup de stages en entreprise », reprend Catherine Muller. « Les entreprises recrutent très bien. Au niveau Grand Est, le taux d’insertion dépasse les 70 % pour les BTS et 80 % pour ceux en apprentissage. » Et de citer au passage pour Mulhouse, le BTS Cira (Contrôle industriel et régulation automatique).

Licence pro : « Les étudiants apprennent des choses très concrètes »

Pour les formations en trois ans, le BUT (bachelor universitaire de technologie) est « beaucoup plus polyvalent et très professionnalisant, avec de belles poursuites d’études. Dix-huit mois après la sortie, il y a presque 94 % d’insertion. » Ne pas oublier le diplôme national des métiers d’art et de design (DNMade), établi au lycée Louis-Armand de Mulhouse, pour la mention matériaux, spécialité textile.

Et de lister également les licences professionnelles, comme celle à Mulhouse (très sélective et en apprentissage) préparant aux Métiers du livre : édition et commerce du livre, à l’Université de Haute-Alsace. « Les étudiants apprennent des choses très concrètes, le droit du travail, la compta, la gestion de stocks », témoigne un professeur de la Faculté des Lettres, langues et sciences humaines (FLSH). Là encore, les chiffres parlent : « 95 % des licences pro s’insèrent sans souci dans les 30 mois ».

Article DNA Karine Dautel – 24 janv. 2026 à 17:30 

Émilie Sick, responsable du Deust Préparateur/technicien en en pharmacie qui existe maintenant à Mulhouse (ou Strasbourg).  Photo Jean-François Frey
La foule dès l’ouverture dans les allées du Parc Expo lors du Salon de l’orientation, de l’évolution professionnelle et de l’emploi à Mulhouse.   Photo Jean-François Frey